Kissed By A Rose…


La musique qui va avec ^-^ : « Kiss from a rose », Seal :
http://www.youtube.com/watch?v=MZpwaPTvKms
(et regardez le montage, il est troooooop beau ^-^)


o O o

  Athénaïs ne vint pas me voir la nuit suivante. Ni les autres. Elle continua de mener son existence, d’une invariable manière. Je la devinai cependant beaucoup plus tourmentée que d’ordinaire. Elle devait avoir eu vent des médisances qu’avaient répandues sur elle des commères. Et moi, je ne savais pas comment faire pour améliorer nos rapports. A vrai dire, je me sentais terriblement coupable et j’ignorais par quel moyen m’excuser, la rassurer dans ses doutes. Le sentiment de culpabilité est un des plus difficiles à accepter. Ce n’est guère aisé de se regarder dans un miroir et d’admettre son tort. Alors, j’espérais tous les soirs sa venue, en vain. Plus les jours passaient, plus je percevais l’ambiance devenir extrêmement gênante. Si je n’agissais pas très vite, le fragile lien qui s’était tissé entre nous serait définitivement rompu, l’accablant un peu plus. Je me décidai donc à faire le premier pas. De toute façon, c’était à moi de franchir l’invisible fossé qui nous séparait. Et pour l’inviter à me rejoindre, je choisis de formuler ma demande sans employer de mots.

  A une heure tardive, je profitai donc qu’elle ne fût pas encore revenue de sa formation, pour disposer sur son lit un bouquet de mirabilis, dans lequel j’avais glissé des petites friandises rouges en forme de coeur. Puis, je créai à même le sol un délicat chemin de pétales de roses, qui partait de sa chambre pour s’achever dans la mienne, en passant par ma porte entrouverte. Je n’éteignis pas les chandelles qui éclairaient mes appartements et partis me coucher, en souhaitant qu’elle se laissât guider par la voie des fleurs parfumées. Si elle aimait le romantisme qu’elle avait lu dans ses contes de fées, elle en serait peut-être touchée. Je finis ensuite par m’endormir, sans l’avoir entendue rentrer. Ce fut la sensation d’une main posée sur mon dos, qui me tira du pays des songes un peu plus tard. J’ouvris les paupières et me retournai lentement. Athénaïs était là, debout devant moi, intimidée et le visage marqué par l’embarras. Qu’est-ce qu’elle pouvait être belle dépourvue d’artifice, simplement revêtue d’une chemise de nuit mauve... Le tissu était d’ailleurs si vaporeux, que je pouvais voir la parfaite courbe de ses seins et apprécier la joliesse de ses hanches. Elle m’inspirait le désir, même en ne faisant rien.

  Je tendis le bras pour l’amener à moi, mais elle recula d’un pas. Je la vis alors approcher une main hésitante jusqu’à mes yeux, pour les fermer et la laissai faire sans protester. Elle me toucha délicatement le visage, redessina le contour de mon nez, de mes joues, de ma bouche et tandis qu’un de ses doigts s’attardait sur mes lèvres, je le remerciai d’un baiser. A travers la soie bleue de mon drap, elle caressa mon torse avec sensualité pour friser mon intimité en s’aventurant plus bas. Elle continua ses légers et réservés effleurements durant un temps interminable mais réellement délectable. Ses gestes étaient empreints de la douceur qu’elle pouvait incarner. C’était véritablement excitant que de se faire ainsi flatter, aveuglément. Je n’eus donc aucun mal à lui témoigner l’appétence de mon être, à travers une réaction plus concrète. La turgescence de ma masculinité parla d’elle-même. Puis, elle tira délicatement sur le drap qui recouvrait ma nudité pour totalement l’ôter, avant de rester quelques minutes à me contempler. Elle réitéra ses merveilleuses douceurs, accélérant ainsi les pulsations de mon cœur. Le voile soyeux de ses paumes exacerba mon plaisir ; ses timides frôlements à l’encontre de ma virilité enthousiasmèrent mon esprit et le creux de mes reins. Les paupières closes, j’étais assujetti à ses petites affections. Mais je voulais m’enivrer à mon tour de ses voluptueuses courbes et de son odeur, qui avait le don de calmer mes bestiales pulsions. Je voulais encore priser sa saveur et serrer sa nudité contre la mienne. Je voulais sentir les deux perles de chair qui ornaient sa poitrine, se presser contre la peau de mon buste. Je voulais percevoir le poids de son corps blotti tout contre moi.

  Poussé par cette tentation, j’ouvris de nouveau les yeux et essayai de l’attirer vers moi. Grosse erreur. Elle s’éloigna aussitôt, hors de ma portée et resta quelques instants à me fixer, l’air méfiant. Je me maudis intérieurement d’avoir bougé car je voyais la saleté de fossé qui s’était creusé entre nous, reprendre sa taille d’origine. Mais je compris qu’elle souhaitait ma passivité. Elle acceptait de m’octroyer quelques gouttes de délice, bien avant que je ne pusse m’enivrer totalement de son contenu, sous la seule réserve que je fusse inactif. Elle voulait me dominer de sa candeur, certainement pour apprivoiser ses propres peurs. Je pouvais savourer le plaisir d’être câliné par ses petites mains de fées, sans pour le moment pouvoir combler le vide de mes paumes enfiévrées. Avoir le corps embrasé par des caresses auxquelles je n’avais pas encore la permission de répondre, il n’y avait rien de mieux pour aiguiser ma frustration autant que mon avidité. De quoi faire monter longuement et cruellement mon désir, jusqu’à supplier, implorer ma belle tortionnaire de me faire jouir, afin de soulager cet étouffant besoin.

  Lentement, elle fit ensuite le tour de mon lit, troublée, m’observant avec une discrète curiosité, écoutant ma respiration qui se faisait précipitée, regardant à la dérobée mes iris qui la suivaient pas à pas, la réclamaient ardemment et dans lesquels, elle lut l’éclatante flamme de ma convoitise. Mais elle me voulait immobile et dénué de vue, pour oser honorer ma peau nue de ses aphrodisiaques vertus. Alors fais comme bon te semble, ma petite ingénue. Touche-moi, explore-moi ; que tes mains apprennent les courbes de mon corps, je suis tout à toi et ne bougerai pas. Je te laisserai concevoir l’essence du plaisir avec ces douceurs et seule l’intensité de mon souffle sera le reflet de mon éprouvante ardeur.

Je lui lançai une dernière œillade envieuse, avant de clore les paupières pour ne me contenter que de mon imaginaire. Au bout d’une minute, je la perçus monter sur le lit et s’agenouiller à mes côtés. Elle posa ensuite un doigt délicat sur ma virilité pour en redessiner les contours, avec une légèreté qui me rappela la caresse sur mon visage de la brise des matins d’été. Ma belle Mirabilis voulait s’habituer à mon intimité éveillée avec le velouté de son toucher. Elle glissa jusqu’à son extrémité et effectua de tendres petits ronds sur celle-ci, répandant ainsi mon généreux fluide séminal, preuve de mon excitation viscérale. Puis, comme si ma masculinité était faite de cristal, elle s’en empara avec sensibilité et débuta un circonspect va-et-vient, m’arrachant un soupir de contentement. Son geste était calme, mesuré et je savais qu’elle s’attachait à faire de son mieux, tandis qu’elle considérait la moindre de mes réactions en exécutant sa délicieuse attention. Sa vitesse n’était pas suffisante pour me faire venir avec rapidité, mais sa précaution conjuguée à la naissante moiteur de sa paume, porta au paroxysme mon ravissement. Je commençai d’ailleurs à rêver d’une toute autre faveur et m’imaginai dans le creux de sa bouche, chaude et humide, sa langue me parcourant sans relâche.

  Elle s’arrêta soudain. Se préparait-elle à me gratifier de ce régal ? Je réalisai que non, lorsque je la sentis m’enjamber pour s’asseoir sur mon bas-ventre. Devant la surprise de sa nouvelle audace, je faillis ouvrir les yeux par réflexe et me retins de justesse. J’entendis ensuite le son familier d’un vêtement que l’on retire et ne pus en cet instant m’empêcher d’apprécier furtivement la scène. Je jetai donc un discret coup d’œil et l’image que mes prunelles rencontrèrent, me passionna totalement. Les bras relevés, elle ôtait sa nocturne tenue par le haut, ce qui lui masqua la vue pendant un court moment et ne lui fit pas se rendre compte de ma curiosité. Pour la deuxième fois, je la vis complètement nue et je dus bien avouer qu’apercevoir ainsi son intimité à même mon ventre, la vénusté de ses hanches et sa magnifique poitrine, accentua durement ma manifeste turgescence. Je me contrôlai sévèrement pour réprimander mon irrésistible envie de tendre les mains vers ses deux Monts Charnels, pour enfin posséder leur naturelle générosité de mes paumes et posément les masser. Je me mis à fantasmer sur elle et sur les différentes positions dans lesquelles je pourrais lui faire l’amour. Je l’imaginais bien allongée sur le ventre, le dos cambré et son divin bassin remonté vers le mien, étant moi-même au-dessus d’elle à épier les prémices de sa jouissance en m’enfonçant intensément dans les allées de son intime rivière. Cette figuration me fit perdre pied pour céder entièrement au désir sexuel. Je voulais m’unir à elle sur le champ et la date de son officielle défloraison me parut réellement lointaine. J’étais tellement impatient d’y être que je commençais à me demander si j’allais pouvoir tenir plus d’une minute avant de jouir, le jour arrivé.

  Absorbé par mes libidineuses pensées, je ne notai pas qu’elle ramenait mon drap sur elle pour s’en couvrir, avant de s’incliner vers moi. Ce fut son doux baiser qui m’arracha à mes songes érotiques. C’était un de ces chastes baisers que l’on dépose sur les lèvres de son amant pour lui souhaiter une bonne nuit. C’était un baiser si marqué par l’ingénuité, qu’il contrastait affreusement avec mes actuelles rêveries enflammées. C’était un de ces baisers qui démontrait parfaitement qu’en cette seconde, nous n’avions pas elle et moi les mêmes intentions. C’était sa caressante pureté face à ma violente lubricité. Le baiser d’une rose sur la lame épineuse d’un homme en proie aux flammes envieuses. Elle s’allongea ensuite sur moi, délicatement, me laissant soupirer de bonheur quand je sentis sa poitrine se presser contre mon torse. Puis, je devinai qu’elle fermait les paupières pour doucement s’endormir. Elle ne se doutait absolument pas, ma belle Mirabilis, du merveilleux calvaire qu’elle m’imposait de sa nudité blottie contre la mienne. Elle ne se représentait pas, ma petite déesse, le feu qu’elle avait allumé dans mes reins sans l’éteindre, ni le fait qu’un tout autre que moi n’aurait pas pu résister à la tentation et aurait interprété son acte comme une invitation. Elle était jeune et si naïve pour ne pas encore saisir, que certains auraient indubitablement profité de la situation. Et quand sa respiration se fit plus profonde, m’indiquant qu’elle avait déjà sombré dans les bras de Morphée, je constatai à quel point elle me faisait confiance pour se laisser ainsi aller. Elle s’était abandonnée à moi, persuadée de mon respect, puisque j’avais daigné agir à sa guise un peu plus tôt. Elle croyait que je n’allais pas enfreindre la muette règle qu’elle m’avait dictée, en acceptant de me faire effleurer sans la toucher. Et elle eut raison… Seule ma main protectrice se posa dans le bas de son dos, pour l’accompagner dans son repos.

  Je mis un temps fou à m’endormir, pour finir par plonger dans un songe luxurieux. Au petit matin, alors que j’étais dans un sommeil serein, un sourire aux lèvres, je fus sèchement réveillé en sentant des mains m’ôter la douce et chaleureuse étreinte de ma petite Mirabilis, ce qui eut le don de me mettre immédiatement de mauvaise humeur. J’aurais bien voulu étrangler ceux qui avaient osé me soustraire à la voluptueuse chaleur de son corps, en la tirant également si brutalement de son assoupissement. En ouvrant les yeux et en tendant l’oreille, je compris que deux femmes ancillaires étaient venues l’arracher de moi pour la toilette, car Dahlia l’avait fait mander pour la présenter à quelques unes de ses autres élèves, espérant ainsi qu’elle se fît des amies. Je me levai avec deux idées fixes : passer mon énervement sur les domestiques en les chassant et leur interdire dorénavant l’accès à nos chambres. Ce n’était pas parce qu’Athénaïs était ma “catin personnelle”, d’après leurs propos, qu’elles devaient s’octroyer le droit de lui manquer de respect en piétinant son intimité. Si ma courtisane se faisait tous les jours à l’aurore malmener de cette façon, son moral devait certainement en souffrir.

  J’entrai dans la salle d’eau en lançant un regard meurtrier à ces dames. Je leur intimai l’ordre de partir séance tenante et de ne plus jamais poser un orteil dans nos appartements sans mon autorisation ou celle de ma belle-de-nuit, sinon, elles pouvaient aller chercher un autre employeur. Je fus satisfait, dès lors que je les vis blêmir et quitter les lieux en toute hâte. Je fixai ensuite ma nouvelle amante, assise dans son bain, pour lire une légère peur dans ses iris ; ma vive colère l’ayant impressionnée. Je m’approchai à pas lents de celle-ci et décidai de lui tenir compagnie en m’immergeant face à elle, tout en me délectant du tiède liquide, parfumé par quelques pétales de roses flottants çà et là. Elle replia aussitôt ses genoux contre sa poitrine en les entourant de ses bras, me signifiant distinctement son malaise et son appréhension. Je me contentai de lui sourire, en la dévorant des yeux. Les traits figés, ses prunelles coulèrent de mon visage jusqu’à l’effervescence de ma masculinité, qu’elle put parfaitement discerner grâce à la limpidité de l’eau. Puis, elle m’observa de nouveau, à l’affût de mes prochains agissements.

  J’avançai ma main vers un pétale de rose qui glissait langoureusement devant moi, telle une minuscule barque se laissant bercer par les rêveuses ondulations d’un ruisseau et commençai à le toucher du bout des doigts, sachant pertinemment que les prunelles d’Athénaïs étaient rivées sur mon geste. Soudain, un sourire malicieux se dessinant sur mes lèvres et d’une simple pichenette, je fis voler la jolie partie de fleur pour l’envoyer terminer sa course sur le nez de ma petite Mirabilis. Je ris aux éclats en la voyant avec le rouge pétale collé en plein milieu de la figure, l’air étonné, déconcerté, le visage parsemé de fines gouttelettes. Elle ne s’était pas attendue à cela. Espiègle, je frappai encore le liquide de notre bain d’une douce chiquenaude en sa direction, afin de l’informer de mon envie de la taquiner. Recevant ainsi ma deuxième et légère attaque que je rehaussai d’un splendide clin d’œil, son adorable frimousse toute mouillée trahit un amusement et ses iris pétillèrent comme ceux d’un enfant. En conséquence, la bougresse, joueuse, se défendit avec ses mains de mes provocations en me flanquant la moitié du bain à la tête, achevant de faire au passage ma toilette. Je ris de plus bel et lui répondis sans délai, tandis qu’elle m’imitait joyeusement. Au bout de quelques minutes et n’ayant plus d’eau pour nous arroser, nous nous arrêtâmes et nous regardâmes, le visage illuminé par la gaité spontanée.

  Mon désir pour elle se sentit immédiatement exacerbé par la muette conversation de nos regards. Mes lèvres réclamèrent le rebondi des siennes, comme une patente réponse à leur soif de sensualité. Mon corps n’était plus que chaleur qui souhaitait être calmée par son innocente fraîcheur. Nul besoin de dire l’envie quand elle n’est qu’évidence ; il suffit de communiquer ce qui nous met en transe. Fort de cette pensée, je m’approchai d’elle lentement, pour n’être plus qu’à un centimètre de son visage. Mon humide souffle discuta alors avec le sien ; mes yeux rencontrèrent les siens et leur parlèrent en silence de mon appétence, avant de glisser telle une caresse sur sa petite bouche et revenir se plonger dans le noir de ses prunelles. Avec attention, je fis disparaître la barrière d’air qui nous séparait encore pour déposer, tel un présent, un chaste baiser sur ses lèvres et l’observer ensuite pudiquement. Ne lisant plus qu’un tacite consentement dans le lilas de ses iris, je réitérai ma douceur, en osant glisser ma langue en elle, afin d’effleurer la sienne. Je soupirai de soulagement tandis que notre acte affectueux se faisait plus ardent. Je l’enlaçai tendrement pour la percevoir avec plaisir se blottir contre moi. Et, la devinant de nouveau en confiance, je la pris dans mes bras pour la transporter jusqu’à mon lit, la laissant passer ses jolies mains autour de mon cou.

  Comment résister à la tentation de la posséder ? Quand vous êtes ainsi embrassés par une rose tout juste éclose, que vous avez été charmés par sa grâce, son parfum, deux possibilités s’offrent à vous alors. Vous pouvez la couper de ses racines et l’emmener, pour profiter chez vous de sa beauté, bien vite fanée. Ou bien, vous pouvez décider de revenir pour continuer de la voir s’épanouir grâce à sa tutrice, la terre ; humer tous les jours ses effluves et toucher avec envie, ses érotiques pétales. Vous attendrez ainsi, qu’elle soit prête à être cueillie par votre main désireuse et pour vous remercier de votre patience, elle se révélera à vous chaque jour plus merveilleuse et plus envoûtante. Elle répondra à vos attentes en devenant plus avenante et pourra même vous étonner par les cadeaux qu’elle vous offrira en guise de reconnaissance, pour l’avoir laissée tranquillement prendre de l’assurance, avant de vous appartenir de plein gré. Ce fut ce dernier choix qui s’imposa naturellement à moi en cet instant. Et je ne l’ai jamais regretté.

  Je la déposai donc sur la soie de ma couche, sans cesser de m’enivrer une seconde du sucré de sa bouche. Mes mains l’aimèrent, en flattant ses splendides courbes ; ma langue remercia cette Rosière de sa vertueuse existence, en parcourant inlassablement son délicat pétale, source de jouissance, et mon sens du goût apprécia profondément de savourer l’abondant miel de son intime fleur. Je ne lui demandai rien en échange, simplement de permettre à mes oreilles de se rassasier de ses soupirs d’aise ; simplement de croire en ma volonté de lui prodiguer des douceurs qui ne réclameraient jamais de retour, tant qu’elle ne serait pas à même de me les donner à son tour. Pour qu’une femme arrive à soulever le voile de sa pudeur, afin de vous témoigner plus tard son ardeur, il faut savoir la convaincre avec intelligence et patience. Avec respect et sensualité. Avec finesse et volupté.

  Allongé sur le flanc, je câlinai sa peau de mon épiderme, l’embrassant passionnément et l’incitant à relever sa cuisse pour la poser sur la mienne. Mes doigts, coquins, s’aventurèrent ensuite jusqu’au Cristal de sa féminité, pour commencer un langoureux massage, répandant sur celui-ci au passage, son généreux liquide de la volupté. Au bout de quelques minutes, je libérai ses lèvres pour m’en aller respirer sa douce fragrance. Ce fut alors qu’elle m’étreignit et que je perçus une de ses mains presser mon dos ; ce fut alors que son souffle devint saccadé ; ce fut alors qu’elle réfugia son visage dans le creux de mon cou ; ce fut alors que j’éprouvai l’entière contraction de son corps. Et ce fut alors, que je l’entendis pour la première fois de ma vie. Le son de sa voix. Le son de son orgasme. Mon cœur fit un bond d’émotion. J’en ouvris les yeux de surprise et d’extase lorsque son gémissement, qu’elle tenta d’étouffer contre ma peau, parvint jusqu’à mon ouïe comme une ensorcelante mélodie. Une harmonie de notes qui m’enchanta pleinement et m’excita grandement. Ma splendide Mirabilis était dénuée de paroles, mais un simple délice pouvait redonner à son âme la capacité de s’exprimer. Alors rien que pour cela, ma belle, je caresserai tous les jours ta petite Perle des Plaisirs, pour être régulièrement honoré de la manifestation de ton être en train de jouir. Puisque c’est la seule façon que j’ai de recueillir, pour le moment, l’essence même de tes sentiments. J’écouterai chacune de tes félicités, religieusement, m’en nourrissant comme le plus extatique des aliments.


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Aujourd’hui, j’ai été embrassé par une Rose qui, pour me remercier de ma patience à son endroit, me fit le plus beau des cadeaux en retour : l’orgastique son de sa voix…


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