La 7ème Rose

 

La légende raconte qu’il y a bien longtemps, sept Divinités régnaient avec sagesse sur le Septième Monde. Ils étaient les représentants des Sept Eléments qui maintiennent l’Harmonie en toute chose. En ce temps, la paix et le bonheur étaient les maîtres mots de ce monde, et la beauté était omniprésente. Nulle laideur, nulle vilenie n’existait alors. Et parmi tout cela, magnificence du Septième Monde, se cachaient au cœur d’une lumineuse forêt les Jardins de Nacre, palais des Dieux dédiés à la Nature et à l’Harmonie.

Mais un jour, survint un être, noir d’apparence et de cœur, si noir qu’à ses côtés la lumière semblait diminuer. L’Être Noir imposa sa volonté et rompit le fragile équilibre du Septième Monde. Les forêts brûlèrent, les lacs s’asséchèrent, les jardins fanèrent, et les villages se dépeuplèrent. Les terres, devenues arides et craquelées, n’étaient plus que landes de désolation. Les Jardins de Nacre furent pillés et laissés à l’état de ruines. Jamais on ne revit les Sept Divinités.

Aujourd’hui ne subsistent plus que les Sept Mythes sacrés du Septième Monde, dans la mémoire des survivants…

 

1ère Rose : Rose Rubis

 

Chapitre I I: La fille des sables

Le vent tomba. L’eau s’apaisa dans son nid. Le silence s’abattit, pesant, sur la vallée. Le temps, un instant, sembla s’arrêter. La nuit du désert avait repris ses droits. Mais l’espace d’un instant seulement. Un cri déchirant monta dans le ciel, troublant la paisible obscurité, un cri de peur, un cri de détresse, un cri, dans la nuit…

Il se releva et courut, courut droit devant lui, bras levé, comme si cela avait pu retenir la jeune fille près de lui. Cela avait été si soudain, il ne pouvait la perdre, pas ainsi… Il courrait jusqu’à la rejoindre, la délivrer. Mais une ombre le rattrapa, le ceintura, le supplia. Il se débattit.

-Hime ! Elle a été enlevée ! Himeee !

Mais l’ombre ne lâchait pas prise.

-Calme-toi, Shaolan. Ce n’est pas ainsi que tu l’aideras.

Le jeune homme cessa de se démener. Mais en son cœur, il hurlait sa peine. Devrait-il passer le reste de sa vie à poursuivre la princesse pour la protéger ? La chercher à travers tous les mondes sans répit, sans cesse confrontés à de nouveaux ennemis ? Il était las. Tout ce qu’il souhaitait, tout ce qu’il avait toujours souhaité, n’était rien d’autre que le bonheur de Sakura. Et il se rendait compte qu’il était loin de pouvoir le lui apporter.

-Vous avez raison, Fye-san, (1) dit-il pourtant d’une voix incroyablement calme, mais dépourvue du moindre sentiment.

Il se tourna vers lui. Toute lueur avait disparu de ses yeux, il était redevenu impassible et taciturne. Fye perdit un instant son sourire. Oui, bien plus que lui ou Kurogane, Shaolan devait souffrir de toute cette aventure.

-Nous devrions tous aller dormir, ajouta Shaolan. Nous sommes épuisés et demain sera sans doute une rude journée.

Et sans un mot, il retourna près du feu. Kurogane lui-même ne trouva rien de mieux comme réponse que le silence. Muets, inquiets, ils regardèrent le jeune homme s’allonger à côté des flammes et s’enrouler dans sa cape avant de fermer les yeux sur le monde des rêves. Monde qui, Fye en était sûr, se refuserait à l’archéologue. Mokona sauta de l’épaule de Kurogane et, tout doucement, vint se glisser entre les bras de Shaolan, qui resserra douloureusement ses bras sur lui.

°S_-°-_Yamiyo_-°-_S°

(2)

Il ne parvint à rejoindre ce monde salvateur qu’est le sommeil. Les yeux ouverts sur l’obscurité de la nuit, il avait vu passer les heures, aussi froides et sombres, aussi impersonnelles et immenses les unes que les autres. Il retenait ses larmes, depuis si longtemps, qu’elles menaçaient à chaque seconde de se déverser tel un torrent. Mais il ne voulait pas se laisser aller. Il ne devait pas. Elle comptait sur lui. Lui qui l’avait déjà maintes fois sauvée. Lui qui avait toujours été à ses côtés, depuis son réveil dépourvu de souvenirs.

L’aube pointa enfin, lumière renaissante, redonnant de la chaleur et de l’espoir à l’âme torturée. Il s’était juré de garder ses larmes, mais la beauté qui s’offrait à lui, une aurore parfaite, aux doux reflets scintillant sur la surface plane du lac et illuminant peu à peu la vallée, cette beauté lui serra le cœur. Il était seul à voir cette merveille, quand il aurait tant aimé qu’elle puisse partager ce moment avec lui… Une fine perle salée glissa du coin de son œil, et il ferma les paupières, tentant de retenir les suivantes. Dans ses bras, Mokona, attendrissante petite peluche, remua en soupirant d’aise.

Shaolan sourit. Un froissement de tissu résonna dans le silence ouaté de l’oasis. L’un de ses compagnons qui bougeait dans son sommeil, sans doute… Mais l’insistance de ce bruit insolite attira son attention. Il redressa doucement la tête, pour voir dans la direction d’où le son lui semblait provenir. Il resta stupéfait. Tout près de lui, penchée sur le sac qu’ils gardaient toujours avec eux, une silhouette vêtue d’un grand voile bleu comme le ciel et cachant tout son corps. Toute petite, plus que lui, elle semblait fouiller dans le sac, à la recherche peut-être de quelques pièces ou d’un peu de nourriture.

Le jeune homme s’assit en tailleur et écarta sa cape derrière ses épaules, Mokona dormant toujours paisiblement dans ses bras. Ainsi face à l’inconnu, il la toisa, attendant qu’il le remarque. Il se passa plusieurs minutes avant que l’intrus ne daigne tourner le regard vers lui, seule partie visible de son visage. Shaolan eut une étrange impression. Il connaissait ces yeux. Mais avant qu’il ait le temps de réaliser, le brigand avait déjà pris la fuite. Shaolan posa Mokona sur le sol peut-être un peu rudement et s’élança à sa poursuite.

Ils coururent sur une longue distance, infatigables, grimpant les dunes et traversant les creux indifféremment. Tous deux avaient une solide expérience des sables et ne faisaient pas grand cas des difficultés que cela imposait, ni de la chaleur qui commençait déjà à se faire sentir. L’inconnu était plus à l’aise, mais il semblait à Shaolan qu’il perdait du terrain. Bientôt, il put sauter et plaquer le voleur à terre, arrachant un cri de surprise à celui-ci. A celle-ci. C’était une voix de petite fille. Et tout comme ses yeux, cette voix était familière.

Il se releva et l’entraîna avec lui, puis découvrit son visage en tirant d’un coup sec sur le voile. Il resta interdit face au visage enfantin qui dardait un regard orageux sur lui.

-Chun Hiang ?

Profitant de la surprise de Shaolan, la petite saisit vivement son voile et s’en drapa, le regard furieux braqué sur lui. Shaolan se reprit. Il songea à la Chun Hiang du pays de Koriyo, et décida d’accorder sa confiance à celle de ce monde, fut-elle une petite voleuse.

-Comment connaissez-vous mon nom ? demanda celle-ci, méfiante.

-Je m’appelle Shaolan, dit-il, éludant la question. Je viens d’un lointain pays, avec mes amis, que tu as pu voir dormir au bord du lac, là-bas. Nous… nous avons perdu quelqu’un de notre groupe, et nous ne connaissons pas le pays…

Le regard de la fillette se fit perçant. Il scrutait la moindre parcelle de mensonge. Mais elle dut lire la sincérité en Shaolan, car bientôt son visage devint avenant, et elle sourit.

-Vous avez besoin d’un guide, c’est cela ? demanda-t-elle. Ne cherchez plus, je suis la plus qualifiée pour cela !

Elle écarta les bras, désignant de cet ample geste l’ensemble du désert, comme elle désignerait sa maison.

-C’est chez moi ! s’exclama-t-elle. Je connais le moindre recoin de ce désert, l’emplacement exact de chaque oasis et de chaque village, et les objets et les personnes que vous pourriez y trouver. Demandez-moi, et je vous emmènerai ! Moyennant compensation, bien sûr… ajouta-t-elle, penchée vers lui comme si elle lui livrait une confidence, frottant ses doigts les uns contre les autres.

°S_-°-_Shoujo_-°-_S°

(3)

Shaolan se retourna, et jeta un regard mélancolique au lac et à ses mystères. Lieu magnifique, théâtre de sombres heures… Il regrettait déjà de le quitter… Cet endroit lui manquait déjà… mais plus encore lui manquaient les yeux chaleureux de la princesse, et ce sourire qu’elle n’adressait qu’à lui… Il se faisait des idées, bien sûr, elle adressait le même à leurs compagnons, mais cela lui permettait de mieux tenir, peut-être…

Il ferma les yeux, soupira, tête baisée. Peut-être ne reviendrait-il jamais ici, mais ce n’était pas important. Peut-être ne reverrait-il jamais Sakura, et cela était important. Non, il ne devait penser ainsi. Kurogane lui avait appris. Il devait être prêt à mourir. Prêt à mourir pour la cause qu’il défendait. Prêt à mourir… pour elle. Et c’est ce qu’il ferait, s’il devait en être ainsi. Il n’hésiterait pas. Surtout, ne jamais désespérer. Ou ce serait l’échec. Et il avait une mission à accomplir.

Il hocha la tête et tourna enfin le dos à l’oasis pour rejoindre ses compagnons qui partaient déjà, guidés par la petite Chun Hiang riant avec Mokona. « Ne jamais regarder en arrière »

Ils marchèrent de longues heures dans ce désert rouge. Soleil de plomb. Pas un souffle de vent. Pas une goutte de pluie. Rien que l’air irrespirable, brûlant et sec. La chaleur, venant du ciel et de la terre. Seuls Shaolan et Chun Hiang semblaient n’en souffrir que peu, protégés par leurs amples vêtements de nomades, et par leur habitude. Kurogane suivait, respirant fortement mais endurant la marche sans broncher. Il gardait son air sévère de toutes circonstances, il ne tomberait pas. Mokona n’avait pas tardé à se cacher sous le voile de la jeune fille.

Pour Fye, en revanche, cette épreuve prenait des allures de calvaire. Habitué au froid de son pays d’origine, qu’il n’avait jamais quitté avant ce voyage, il était accablé par la chaleur. S’il savait qu’il ne pouvait mourir de cela, il pouvait néanmoins en sentir la douleur. Jusqu’à présent il avait supporté toutes les températures des mondes nouveaux qu’ils avaient découvert. Mais aujourd’hui… aujourd’hui… Ses poumons le brûlaient, ses yeux le brûlaient, sa peau le brûlait… Chaque parcelle de son corps s’éveillait à une douleur qu’il ne comprenait pas. Habit entrouvert, il cherchait l’air et la fraîcheur qu’il lui manquait.

Mais il ne se plaignait pas, et personne ne sut ce qu’il subissait. Car toujours il gardait son sourire, faux, et répétait que tout allait bien.

Le soleil entamait son chemin vers l’horizon lorsque, enfin, ils s’arrêtèrent. Chun Hiang poussa un cri de joie et se tourna vers eux, repoussant la capuche de son voile, sourire aux lèvres. Elle écarta les bras, comme pour englober tout le désert.

-Nous sommes arrivés ! s’écria-t-elle joyeusement. Voici Sabaku (4), le village le plus important de la région.

Tout d’abord, ils ne distinguèrent que la longue étendue de terre ocre et vallonnée derrière elle, puis peu à peu, une brume de chaleur s’éleva du sol, et dévoila la silhouette floue d’une grande cité brune dans le couchant. Bercée par les rayons rougeâtres du soleil en fin de course, elle scintillait comme un grand feu chaleureux qui n’attendait qu’eux, voyageurs des mondes. Shaolan resta ébahi devant ce spectacle. Plus encore que l’oasis et ses colonnes, la ville éveillait en lui l’excitation d’une nouvelle découverte. Il pensa à sa princesse et souhaita de tout son cœur pouvoir lui présenter ce lieu, si semblable à la cité de ses origines, et en même temps si différente.

Chun Hiang tira sur sa manche, et il se baissa vers elle, distrait. Elle s’approcha et lui murmura à l’oreille :

-J’ai rempli ma part, à ton tour…

Il la fixa, yeux écarquillés, hébété. Il n’avait pas cru qu’elle était sincère, lorsqu’elle parlait d’être payée. Il n’imaginait pas Chun Hiang agissant ainsi. Pourtant… Elle avait déjà tenté de les voler… La petite fille de ce monde était-elle si différente de celle qu’ils avaient connue dans l’autre ? Qui pouvait dire quelle vie elle avait dû mener ici ? Après tout, elle avait bien mérité son salaire… Mais il ne savait comment la payer, il n’avait pas d’argent de ce monde… Il ne put se questionner davantage. Un bruit étouffé lui parvint, suivi d’une exclamation de surprise de Kurogane. Il se retourna vivement, prêt à toute éventualité. Excepté celle qui se présenta à lui.

Fye. Etendu, face contre terre. Inconscient. Sa peau blanche rougie à l’extrême par la brûlure du soleil. Respiration difficile, saccadée. Il respirait. Il respirait… Kurogane était déjà agenouillé près de lui, et le tournait sur le dos, posant sa tête sur son genou. Mokona sauta sur son épaule et se pencha, inquiet, vers le visage crispé de Fye.

-Fye est mal en point, gémit-il de sa petite voix chantante.

-Imbécile ! Pourquoi n’a-t-il rien dit ? grogna Kurogane.

Il le cachait derrière une colère infondée, jamais il ne l’aurait avoué, mais Kurogane était inquiet. Terriblement inquiet, même. Shaolan le voyait dans ses yeux. Dans la façon dont il demanda à Chun Hiang de les conduire à un médecin. Dans la précipitation, l’impatience qu’il avait de mener le magicien à quelqu’un qui pourrait le soigner. Shaolan se tut. Il savait quand il fallait ne rien dire. Il suivit Chun Hiang et Kurogane sans rien dire, tenant fermement Mokona dans ses bras. Eux aussi étaient inquiets. Fye n’avait jamais montré de signe de faiblesse. Jamais.

Leur entrée en ville serait remarquée. Sabaku…

°S_-°-_Netsu_-°-_S°

(5)

Les gens, dans ce désert de sable couleur de sang, étaient méfiants. Ils craignaient les étrangers, les grands événements, tout ce qui pouvait détruire la paix qu’ils étaient parvenus à créer dans ce petit coin de vie. Leurs ancêtres avaient vécu trop d’horreurs pour que des générations plus tard, leurs descendants les oublient. La peur était restée ancrée dans leur mode de vie. Pourtant, cela ne les empêchait pas de vivre heureux, et de sourire, de rire. Le bonheur n’était pas étranger à ces personnes.

Les regards suspicieux qui s’étaient retournés sur leur passage devenaient invariablement des sourires compatissants, amis, dès lors qu’ils voyaient cette étrange procession, abattue et harassée. Parfois, certains approchaient, penchaient la tête sur leurs mains jointes, et murmuraient quelques paroles nostalgiques, puis repartaient avec un sourire désolé. Si l’homme en noir avait esquissé un seul geste pour les retenir, nul doute qu’ils auraient fui, mais il semblait ne pas y accorder d’importance.

L’archéologue perdit le groupe, lorsqu’un jeune enfant s’avança vers lui, curieux de la petite créature blanche qui gazouilla de plaisir. Avec plaisir, Shaolan se laissa aller à répondre aux enfants, car d’autres avaient rejoint le premiers, extasiés à la fois devant l’étranger et devant son animal. Il put oublier, l’espace de quelques instants, les soucis qui l’accablaient. Il ne pouvait rien faire pour le moment.

°S_-°-_Iitsutae_-°-_S°

(6)

-Je suis Shôgo Asagi, chef de ce village. Je vous prie de me pardonner mais… je vais devoir vous interroger sur votre identité et la raison de votre présence en ces terres de désolation.

-Je le comprends parfaitement, répondit Shaolan. Nous n’avons rien à cacher. Je me nomme Shaolan, et je viens d’un pays lointain. Nous sommes ici pour récupérer une… un objet appartenant à la princesse de mon royaume. Cependant, comme a dû vous le préciser Chun Hiang…

Shôgo fit un geste de la main, comme pour signifier que l’enfant était sans importance. Shaolan hésita un instant, puis décida de ne pas relever ce fait.

-… Comme vous devez le savoir, reprit-il, nous avons perdu notre amie, et nous souhaiterions votre aide afin de déterminer où elle pourrait être retenue…

Shôgo fronça les sourcils, et alla se poster près de l’entrée, où un simple rideau de fin tissu tenait lieu de porte. Il s’appuya contre le mur, le regard perdu au dehors. Shaolan attendit. Il était seul avec le chef du village. Kurogane veillait toujours sur le sommeil agité de Fye, en compagnie de Mokona. La nuit avait été rude pour chacun, à attendre une amélioration dans l’état du magicien, soigné par le médecin, qui relevait plus du sorcier de village que d’un praticien fiable. Mais ils n’avaient que lui.

-Il y a peut-être un endroit, mais je crains que ce ne soit qu’une légende sans aucune réalité matérielle, finit par dire Shôgo. Beaucoup ici vous affirmeront que ce lieu existe, mais je ne l’ai pour ma part jamais vu, aussi puis-je douter de la véracité de ces allégations. Cependant…

Il se tourna vers Shaolan et le fixa, droit dans les yeux.

-Il se peut qu’un témoin ait vu votre amie, il y a de cela une journée. Et ce témoin vous assurera qu’elle a été emmenée dans cet endroit inaccessible.

-Quel est cet endroit ?

Shôgo soupira et porta son regard vers l’extérieur.

-Ce lieu est une légende, une croyance héritée de nos ancêtres, tout comme cette peur irrationnelle qui nous consume lorsqu’un élément extérieur à notre communauté approche. C’est une très vieille histoire, qui remonte à l’aube des temps et n’est, à mon humble avis, qu’un conte pour endormir les enfants. Néanmoins… à présent que vous me parlez d’une plume… Cette histoire me revient en mémoire, elle semble convenir à votre recherche.

Shaolan se redressa. Ils approchaient du but. Une plume se trouvait bien ici. Mais… Sakura et la plume se trouvaient-elles au même endroit ?

-La légende raconte qu’il y a bien longtemps, sept Divinités régnaient avec sagesse sur le Septième Monde…

°S_-°-_ Niwa_-°-_S°

(7)

 

 

 

Petit dictionnaire pour les néophytes du japonais :

san => marque de politesse, au même titre que kun ou chan

yamiyo => nuit noire

shoujo => petite fille

sabaku => désert

netsu => fièvre

iitsutae => légende (orale/tradition orale)

niwa => jardin

et petit rectificatif d’un ami qui s’y connaît aussi peu que moi en japonais :

teme n’existe pas, ce serait plutôt tene, qui signifie enflure (dans les deux cas, Kuro-néné est vulgaire ^^) N’ayant trouvé aucun des deux mots dans mon dictionnaire… je ne peux vous assurer de rien…

Petit mot de l’auteur :

Bien le bonjour à tous ! Il est vrai que je n’ai pas mis de mot dans mon précédent chapitre, pardonnez ma fainéantise du moment… Je me rattrape aujourd’hui, en vous remerciant de suivre cette histoire. J’espère qu’elle vous plaît et surtout, qu’elle vous fait rêver. Car le but premier de cette histoire (écrite avec un style bien plus soutenu qu’à l’ordinaire) est de vous emmener dans un monde magique, ressemblant à ceux que les Clamp ont créés, dans la plus pure lignée des contes féeriques. J’espère y parvenir.

(si vous souhaitez m’écrire, utilisez cette adresse : breath_angel7#hotmail.com)

DreamAngel7