La 7ème Rose

 

La légende raconte qu’il y a bien longtemps, sept Divinités régnaient avec sagesse sur le Septième Monde. Ils étaient les représentants des Sept Eléments qui maintiennent l’Harmonie en toute chose. En ce temps, la paix et le bonheur étaient les maîtres mots de ce monde, et la beauté était omniprésente. Nulle laideur, nulle vilenie n’existait alors. Et parmi tout cela, magnificence du Septième Monde, se cachaient au cœur d’une lumineuse forêt les Jardins de Nacre, palais des Dieux dédiés à la Nature et à l’Harmonie.

Mais un jour, survint un être, noir d’apparence et de cœur, si noir qu’à ses côtés la lumière semblait diminuer. L’Être Noir imposa sa volonté et rompit le fragile équilibre du Septième Monde. Les forêts brûlèrent, les lacs s’asséchèrent, les jardins fanèrent, et les villages se dépeuplèrent. Les terres, devenues arides et craquelées, n’étaient plus que landes de désolation. Les Jardins de Nacre furent pillés et laissés à l’état de ruines. Jamais on ne revit les Sept Divinités.

Aujourd’hui ne subsistent plus que les Sept Mythes sacrés du Septième Monde, dans la mémoire des survivants…

 

1ère Rose : Rose Rubis

 

Chapitre V : La Demoiselle des Flammes

Le soir tombe lentement sur l’Enfer. Assis sur l’herbe, silencieux, il observe l’horizon, songeur. Le tournoi est terminé, depuis quelques heures seulement, et la fête, au village, a débuté à grands bruits, dans la joie. Mais il ne songe pas à rire ni danser. Ni aux délicieux fumets qui doivent garnir les grandes tables posées sur des tréteaux. Ni aux jolies jeunes filles que l’on fait tournoyer sur la piste puis qu’on embrasse avec insouciance sans penser à un quelconque lendemain.

Non. Son cœur est brisé, anéanti. Jamais il n’aurait cru que cette journée se passe ainsi, jamais il n’aurait pensé apprendre cela, de cette manière… Elle avait gardé le silence, elle n’avait rien dévoilé… Et à présent il retient d’inutiles larmes sur un espoir qu’il a eu la stupidité de nourrir. Il ne sait s’il lui en veut ou s’il s’en veut à lui-même. Il ne sait plus sur qui reporter la faute. Mais la faute de quoi ? Il avait cru, naïvement, qu’il pouvait obtenir ce qu’il voulait s’il faisait preuve de courage. Il en est ressorti brisé, humilié.

La scène repasse dans son esprit, inlassablement, refusant de le laisser en paix. Il se revoit, demandant au seigneur l’autorisation de participer au tournoi, jeune adolescent aux fières allures devant les nobles parés de belles dorures et de leur orgueil. Il revoit le seigneur, son éclat de rire, les quolibets des invités, la foule en délire qui semble le huer, les regards condescendants… Sa vue qui se brouille et sa tête qui s’alourdit… Mais le pire reste la vision de ce visage d’ange qui l’a si longtemps hanté. Le visage de la jeune inconnue, de sa compagne de jeux…

Une larme coule enfin sur sa joue, libérant une infime partie de sa peine et de sa honte. Car il a honte de lui, honte de s’être ainsi offert aux sarcasmes des plus grands que lui, à la moquerie de tous ceux du village… Mais par-dessus tout, honte de s’être ainsi presque volontairement rabaissé devant celle qui hante son âme jour et nuit. Trahi. Il se sent trahi par le silence de la jeune fille. Elle lui a caché tant de choses… Il baisse la tête entre ses bras et ne peut retenir les sanglots qui lui obstruent la gorge. Cette journée a détruit tout ce qu’il restait de lui. A présent, il ne vivra plus que pour aider sa famille. Il n’est plus digne de rien.

Elle ne mérite plus qu’il s’inquiète d’elle. Il ne sait plus. Son cœur bat fort, vite, mais tellement erratique… Comment l’oublier ? Comment oublier cette fille, son sourire lumineux et sa douce voix, ses yeux, miroirs du ciel, et sa peau si soyeuse ? Et comment oublier le mépris affiché du seigneur lorsque celui-ci comprit vers qui se tournait le regard de ce petit paysan de rien ? Comment oublier la peine qu’il avait perçue dans les yeux brillants de cette reine ?

Elle était la fille du seigneur. Sa fille unique. Et ce jour était celui qui lui verrait désigner un mari, le plus fort et le plus valeureux, celui qui remporterait le tournoi pour ses beaux yeux embués de larmes contenues… Elle ne lui est pas destinée. Elle avait déjà un fiancé, choisi aujourd’hui par son père. Les fiançailles seront rendues officielles demain matin. L’homme est grand, beau, puissant… Noble… Tout ce qu’il n’est pas. Elle sera heureuse avec quelqu’un comme lui…

La douleur est telle que sa peine se déverse en longs sanglots et cris étouffés. Poings serrés, il s’écorche la peau de ses courts ongles salis de terre.

°S_-°-_Taikai_-°-_S°

(1)

Car devant eux se tenait le plus grand et le plus dangereux volcan jamais vu.

Et sur ce volcan en fusion, une fine silhouette se détachait au loin. Une silhouette reconnaissable entre toutes…

-Hime !

La silhouette se retourna. A la seule lueur du sol rougeoyant, elle offrait un visage inquiétant.

-Shaolan-kun ! fut le cri qui lui parvint aux oreilles, étouffé, lointain.

Son cœur se gonfla. En vie. Elle était en vie. Mais s’il ne faisait rien, avec cette lave en fusion tout autour, elle ne le resterait guère longtemps. Il regarda autour de lui, fébrile, et s’élança par-dessus une rivière lumineuse. Elle était si loin… Il courut le plus vite qu’il put, évitant les pierres traîtresses, enjambant les torrents de lave… Il devait la rejoindre au plus vite. Déjà des rochers se détachaient sous la chaleur et heurtant le magma tout près de Sakura en éclaboussait les alentours, la faisant reculer en poussant un cri de surprise.

Elle s’éloignait, le terrain noir mais froid se réduisant peu à peu. Les éclats et les crachats de la montagne la terrorisaient, et elle criait son nom avec désespoir. Lui-même devait éviter les mêmes effets et glissait souvent. Une pierre sous son pied roula et le projeta au sol. La montagne gronda.

°S_-°-_Kazan_-°-_S°

(2)

Quelque chose le tire de sa torpeur. Il relève la tête de ses bras, regarde autour de lui. Dans le silence de la nuit tombante, il ne perçoit rien. Pas une seule présence, pas un seul mouvement. Pourtant il est sûr d’avoir senti quelque chose. Là, encore… Une nuée d’oiseaux s’envole de la forêt, en contrebas. Quelques secondes… Quelques minutes… A nouveau, cette sensation… Quelques silhouettes sombres, animaux sauvages effrayés, s’enfuient d’entre les arbres. Rubis de relève. Ce n’est pas normal.

Mais alors qu’il se dirige vers le bois pour tenter de comprendre ce qui a pu leur faire peur, un grondement sourd sort de la terre, tandis que le sol se met à trembler. Puis, plus rien. Les yeux écarquillés, Rubis croit avoir rêvé. Mais lorsque l’incident se reproduit, plus fort que la première fois, il sait que s’annonce le plus grand malheur que la cité ait connu. Il lève les yeux vers le sommet de la montagne et le voit rougeoyer dans la nuit. Chose que personne n’a jamais imaginée, l’Enfer s’est réveillé.

Il redescend le plus vite qu’il peut en ville, prévenir ses habitants du danger qui menace. Ils refusent d’abord de le croire, mais dans leurs yeux se voit la peur. Il insiste. Ils doivent partir. Quand la terre tremble à nouveau, la panique s’empare de la foule, qui court sans réfléchir dans toutes les directions.

-Fuyez la montagne ! Fuyez la montagne ! s’écrie Rubis, avant de rejoindre sa maison.

Il empoigne le bras de sa mère et la lève, puis va secouer sa petite sœur qui dort dans la petite pièce à côté et les fais tous sortir en leur criant de partir. Sans réfléchir, ses parents se précipitent au plus loin de la montagne en furie. Il les précède, tenant fermement la main de sa petite sœur dans la sienne.

Mais une scène étonnante le ralentit : le seigneur, l’air hagard, erre au milieu des paysans en fuite, essayant d’en retenir un par le bras mais restant irrémédiablement seul. Alors qu’il passe devant lui, Rubis lui crie de les suivre, de ne pas rester là. Mais au lieu de suivre ses recommandations, le seigneur lui empoigne le bras et le ramène à lui, avec une force insoupçonnée.

-Ma fille… balbutie l’homme. Ma fille…

Le cœur de Rubis cesse de battre. Sa fille… La jeune fille au port de reine… Son amie…

-Où est-elle ? s’entend-il demander.

-Trouve-la… supplie le seigneur. Si tu l’aimes, trouve-la…

-Rubis ! crie alors sa mère d’une voix affolée.

Rubis fixe l’homme misérable devant lui, avec froideur bien qu’il soit plus petit et plus jeune que lui, et se tourne enfin vers sa mère. Il lui met de force la main de sa jeune sœur dans la sienne et la pousse dans la direction suivie par les villageois. L’enfant crie, la mère résiste un peu, mais le ton avec lequel il lui ordonne de partir la décide, et elle traîne derrière elle la petite criant et pleurant, tendant le bras vers son frère. Leur père, lui, les attend un peu plus loin.

-Je vais la retrouver, déclare Rubis à l’homme effondré. Mais vous, fuyez.

Et il se tourne vers le volcan en pleine colère.

°S_-°-_Jishin_-°-_S°

(3)

Dans la chambre éclairée par le soleil matinal, les gémissements du malade s’accentuèrent soudain. La nuit n’avait pas été de tout repos, mais il avait fini par se calmer l’aube venue. Chun Hiang s’éveilla vivement, et regarda autour d’elle, l’air perdu. Elle ne mit que quelques secondes à comprendre la situation. Elle se redressa et alla mettre sa main sur le front de Fye. Mais qu’elle retira aussitôt en retenant un cri de surprise. Follement inquiète, elle quitta la chambre et courut chercher la jeune femme.

°S_-°-_Atsui_-°-_S°

(4)

-Shaolan-kun !

Shaolan releva la tête. Le cri inquiet de Sakura ne calmait pas son angoisse sourde. Il devait aller plus vite, et ne plus tomber. Il se releva en grimaçant. Il s’était râpé la paume des mains et les genoux, et sa cheville était douloureuse. Il ne devait pas y prêter attention. Il se remit à avancer, ignorant la douleur, se concentrant uniquement sur le but à atteindre. Mâchoires serrées. Sakura reculait encore. Elle s’éloignait, inexorablement.

Un mouvement attira son regard. Au sommet du mont furieux, une sombre silhouette semblait contempler la scène. Shaolan serra les poings. Il ne savait pas qui cela pouvait être, mais son immobilité l’agaçait et l’inquiétait à la fois. Jusqu’à ce qu’elle tende, lentement, le bras, vers quelque chose qu’il ne pouvait voir. Un rapide regard dans la direction désignée, et la silhouette avait disparu.

°S_-°-_Hitokage_-°-_S°

(5)

Il murmurait, chuchotait. Gémissait aussi. Son froid et tout son corps était trempé de sueur. Un mot, dit avec une douceur et une douleur presque intolérables, revenait sans cesse. Daya… Daya… Les deux femmes ne comprenaient pas.

Fye dressa soudain le bras, désignant d’une main faible quelque chose devant lui, d’inexistant. La femme et l’enfant bondirent, surprises. Dans son délire, le jeune homme murmura un mot qu’elles ne purent comprendre. Un mot d’une langue qui leur était étrangère.

-Là…

°S_-°-_Soko_-°-_S°

(6)

Il cherche du regard, repoussant la panique qui menace de l’envahir. Il sait qu’elle est là, elle ne peut être ailleurs. Il appelle, et appelle encore, mais cela ne peut qu’être vain, car il ne connaît pas son nom. Alors il l’appelle « Amie ! » Il court, il scrute. Il doit trouver. S’il ne trouve pas… Il ne veut pas y penser. Il se promet les flammes de l’Enfer s’il échoue.

Et là, soudain, dans la lueur mouvante du torrent de feu, apparaît une frêle silhouette. Effrayée, sursautante. Il hurle pour attirer son attention. Elle se tourne… C’est elle. Il n’hésite pas et fonce.

°S_-°-_Nakama_-°-_S°

(7)

Un dernier bond, large, et il fut enfin près de sa Princesse. Elle se précipita vers lui, se blottit entre ses bras. Il la serra fort contre lui, un instant. Puis regarda autour d’eux. Il leur fallait à présent rebrousser chemin. Dans cette tourmente rouge… la silhouette apparut de nouveau, au sommet, et désigna quelque chose. Un clignement d’œil, elle n’était plus là. Mais une autre silhouette, plus petite, plus fine, se voyait à présent. Shaolan fronça les sourcils.

-Mekyo ! s’écria alors Mokona. Là ! Va la prendre !

Kurogane se retint d’assommer le « haricot » et regarda dans la direction qu’il désignait. Il distingua l’objet. Fronça également les sourcils. Il était loin de Shaolan, mais tous deux se ruèrent d’un même élan vers lui. Laissant Sakura et Mokona derrière eux.

°S_-°-_Reesu_-°-_S°

(8)

Le sol tremble, ses prises sont plus mal assurées que d’ordinaire. Mais il ne ralentit pas. Elle l’attend, là, tout proche… Il évite un éclat de lave fumante et se rattrape sur un rocher. Chaud. Le sol est chaud. Il s’enflamme par endroits, et il doit également éviter ces feus soudains. Mais rien ne l’arrête. Il rejoint enfin sa petite princesse et l’embrasse. Avant de faire demi-tour en l’entraînant derrière lui. Ils seront bientôt sortis de cette tourmente.

°S_-°-_Kyuunan_-°-_S°

(9)

Alors qu’une grande bulle de lave visqueuse explosait à grand bruit derrière lui, il bondit, bras en avant, prêt à rouler au sol avec l’objet. L’explosion le propulsa en avant, l’envoyant brutalement sur la rocaille noire et brûlante. Il grimaça. Entendit plusieurs cris. Sakura, Mokona, Kurogane. Ne trouva pas la force de répondre, de les rassurer. Il avait mal. Sa cape s’embrase soudain, provoquant un cri d’effroi de la Princesse. Il se sentit roulé au sol, quelqu’un lui arracha sa cape et la jeta au loin. Il n’eut plus conscience de rien. Serra ses bras contre lui.

°S_-°-_Hi_-°-_S°

(10)

L’hôtesse ne sut si elle devait être soulagée ou inquiète. Elle croisa le regard paniqué de la jeune enfant en face d’elle et choisit de se montrer forte pour elle. Elle afficha un sourire confiant et fatigué. Chun Hiang s’apaisa, lentement, comme à regrets. Elle n’était pas totalement rassurée.

Le jeune homme avait fini par baisser le bras, fermer les yeux et se laisser aller sereinement. A présent il semblait vraiment dormir, juste dormir, comme il le méritait. La température baissa, lentement, et la sueur, une fois retirée, ne revint plus. Il dormait, et paraissait faire de beaux rêves.

°S_-°-_Yume_-°-_S°

(11)

Main dans la main, Rubis et son amie rejoignent le reste du village, perché au sommet d’une haute colline, un peu plus loin. Ils ont échappé à la mort, ensemble, et refusent de lâcher même pour une seconde la main crispée de l’autre. Ni le regard des paysans ni le mépris du seigneur ne pourraient les séparer à présent. Arrivés au cœur du regroupement, près d’un feu de fortune, ils se retrouvent face au seigneur.

La jeune fille se place légèrement en retrait, derrière Rubis. Elle n’ose affronter son père. Mais Rubis affiche une expression déterminée. Il aurait pu perdre son amour ce soir, il ne la laissera pas lui échapper. Le seigneur le toise un moment, longtemps. Ils s’affrontent du regard. Tous les habitants, perdus, suivent l’échange, sans un mot, sans un bruit.

Puis, enfin, le seigneur sourit.

°S_-°-_Hai_-°-_S°

(12)

Shaolan sombra dans l’inconscient. Serrant convulsivement quelque chose contre lui. La lumière réapparut subitement, aveuglant tout le monde. L’air s’allégea, s’épura. La chaleur retomba. Sakura rouvrit doucement les yeux, la main en visière. La montagne de feu avait laissé place à une grande clairière centrée d’un grand lac miroitant et bordés d’arbres aux agréables nuances bleues et vertes. Mais elle ignora tout cela.

Elle se précipita aux côtés de Shaolan et le tourna sur le dos, inquiète. Sursauta devant les multiples écorchures qui parsemaient tout son corps.

-Shaolan-kun, appela-t-elle, angoissée. Shaolan-kun, répondez-moi !

Il ouvrit enfin les yeux, péniblement, et regarda Sakura avec un sourire heureux. Faisant perler une larme sur la joue de la Princesse.

-Ne pleurez pas, Hime, murmura-t-il. Vous êtes sauve, et je l’ai récupérée.

Il écarta lentement les bras, dévoilant l’objet pour lequel il avait risqué sa vie. C’était une rose. Une rose d’une magnifique couleur carmin, ayant en son centre un rubis éclatant. Sakura eut envie de verser une larme sur sa beauté.

-Un pas vers votre plume, Hime…

-Shaolan-kun… s’exclama Sakura, avant de s’effondrer en pleurs dans ses bras.

°S_-°-_Akai_-°-_S°

(13)

Ainsi le Dieu du Feu choisit-il de protéger sa Rose, en hommage au jeune Rubis.

Fin de la première partie…

 

 

 

Petit dictionnaire pour les néophytes du japonais :

taikai => championnat, tournoi

kazan => volcan

jishin => séisme, tremblement de terre

atsui => chaud, brûlant

hitokage => silhouette humaine

soko => là

nakama => camarade, ami

reesu => course (j’espère que c’est la bonne,…)

kyuunan => sauvetage

hi => feu

yume => rêve (ça doit être mon mot préféré…)

hai => oui

akai => rouge

eh oui il y a 13 définitions ! Pas mal pour un 31 octobre…

Petit mot de l’auteur :

Ce chapitre aura été le texte le plus éreintant que j’ai jamais écrit. C’est effrayant. Je n’aurais jamais pensé qu’écrire une scène de cette façon si saccadée m’aurait épuisée autant… J’espère au moins que vous l’aurez apprécié et qu’il vous aura tenus en haleine…

J’adresse aussi un grand merci à Emi-chan qui m’aide énormément pour cette fic et pour d’autres. Elle fait face à un boulot monstre et ne se plaint jamais… Merci !

DreamAngel7

A venir, 2ème Rose : Rose Citrine

RAR :

Calliope la muse : Pauvre Fye, pauvre Fye, en effet ! J'avoue avoir un peu maltraité ce pauvre magicien, même dans ce chapitre... J'avoue, je suis assez sadique avec mes personnages (il y a pire tout de même), j'aime bien les martyriser un peu, on s'accroche plus facilement à eux ensuite (ça c'est de la bonne philosophie lol) Enfin... Je ne sais pas ce que tu en penses à la fin de cette lecture, mais il semble aller mieux, non ? Allez, à bientôt pour la seconde partie...